samedi 27 mars 2010

Desire.



Un doigt sur tes hanches. Il parcoure ta cuisse, remonte au sommet des fesses. Il s'évanouit dans la chute de tes reins. Il coure sur ton échine, marque un arrêt sur le haut d'une épaule et se laisse glisser dans le creux de ton cou. Il passe sur tes seins, épouse chaque courbe de ton corps et tourne autour de ton nombril. Il joue dans le bas de ton ventre et revient vers ta nuque. Il se noie dans l'entrelacs de tes boucles dorées, passe sur tes lèvres et effleure tes pommettes, jusqu'à ce qu'il finisse par croiser ton regard.
Tes yeux. Bruns, noisettes ou verts. Ils se referment sous le poids du passage de mes doigts.
Comme ton souffle irrégulier, qui s'entremêle au mien le temps d'un baiser. Comme nos corps qui se rapprochent, lentement, inexorablement. Comme le frisson qui parcoure nos peaux, à leurs contacts. Ce vertige qui éprend nos sens l'espace d'une étreinte. La volupté qui imprègne chacun de nos mouvements. La sensation de ne faire plus qu'un avec le monde.

mardi 23 mars 2010

Plastic people.


Ce n'est pas comme si Notre Amour n'était qu'un mensonge. Non, ce n'est pas comme si tout ce que tu m'avais murmuré était faux. Tout comme tes baisers, au creux du cou, tu sais ceux qui sont tout doux et qui me procuraient milles frissons... Ce n'est pas comme si tous tes regards n'étaient maintenant plus qu'un souvenir douloureux. Comme cette petite plaie qu'on a à la lèvre, celle qui met du temps à cicatriser puisqu'on ne cesse d'y passer la langue.
Tu sais, j'y ai vraiment cru pour Nous deux. Toutes ces heures à penser à Toi, le sourire aux lèvres, les yeux à demi-clos. J'espérais que pour Toi aussi c'était vrai. Qu'on serait un peu comme l'exception à la règle de tous ces faux-amours. Je nous voyais déjà la bague au doigt, m'imaginant secrètement qu'on regarderait des films sur le canapé qu'on aurait acheté ensemble à Ikéa. Ou toutes les fois où on aurait fait l'amour dans des lieux interdits, l'éclat de tes rires brisant le silence de ma solitude. On aurait beaucoup voyagé et j'aurais prit des photos de tes cheveux, de tes mains, de tout ton corps que je trouvais si parfait. C'est un peu comme si tu avais été la seule personne avec qui j'aurais aimé m'ennuyer. Comme si nous étions comme ces chansons fluettes, douces et légères. Celles qui naissent un beau jour printanier, avec quelques accords de guitare et une petite voix fragile. Celles qui nous collent un sourire aux lèvres, qui nous donnent l'illusion d'être heureux. Tu vois, je nous imaginais comme ça moi. On aurait été invincible à deux, défiant le monde entier dans un baiser. C'est un peu comme si l'herbe était plus verte à tes côtés, comme si ton parfum n'était plus que l'air que je respirais. J'étais prêt à te donner mes épaules pour étouffer tes plus grosses peines, à t'accompagner de ma main pour tes plus grandes joies.
Ce n'est pas comme si tout cela ne se réalisera pas désormais. Ce n'est pas non plus comme si c'était vraiment la fin pour Nous. Non, j'aurais espéré que cela ne soit pas le cas...

dimanche 14 mars 2010

Tu me manques.


Je ne sais pas si c'était très prudent de te laisser entrer.
C'est comme si je ne t'avais laissé qu'une petite place dans une grande pièce remplie de choses.
Tu avais commencé par y laisser tes bagages. D'abord ce fut temporaire, dans le creux d'un sourire. Puis tu t'es doucement installée, entre deux regards, t'appropriant le moindre recoin. Et tu as tout fait volé. Lors d'un baiser, tu as mis en pièce tout ce que les autres avaient laissé. Ne donnant plus de sens à cette pièce que par ta présence. Tu étais belle avec moi, comme si le monde ne tournait plus qu'autour de Nous.
Et tu as quitté les lieux...
Sans prévenir, sans un mot à ton départ. Tu es partie un matin, comme un discret passager qui s'éclipse lorsque la nuit est finie. Et tu as tout laissé, jusqu'au moindre souvenir. Du jour au lendemain, tu étais portée disparue.
J'étais seul et laissé-pour-compte. Ton parfum, prisonnier de ces murs, secouaient maintenant mes entrailles. Le seul fait de te savoir autre part enflammait mes souffrances, comme on jette de l'huile sur le feu.
Je n'ai rien touché, comme s'il restait un peu de Toi, un peu de tout ce qu'on a été. Alors je ne fais plus qu'espérer, un jour que tu me reviennes.
Et même si mes yeux ne te voient plus, mes oreilles ne t'entendent plus, tu es là. Tout le temps, auprès de mes pensées.

Come Back When You Can - Barcelona

La peur au ventre.

C'est le sentiment d'éveil. Lorsque le réel nous attrape les pieds, arrachés à la douceur de nos songes. Contraint à trouver des réponses, en donnant à nos vies le sens qu'on lui cherche.
La sensation d'être témoin du changement. Réduit à subir le changement, à souffrir la mort de chaque instant. La fin d'une seconde, d'un soupir, d'un baiser, d'une étreinte. La fin de nos peines ou celle de nos joies. La fin d'un amour qu'on jurait pour toujours.
Perdu quelque part, entre le bruit du monde et le silence de mes pensées.

mardi 9 mars 2010

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J'ai toujours crut que je voulais une vie à la Skins. Des amis torturés, un brin déjantés. Du sexe, de la drogue et un look rock'n'roll. J'ai toujours crut qu'être en échec scolaire était beaucoup plus cool que de passer pour un intello. Mais j'emmerde tout ça. J'emmerde vos soirées supposées cool, j'emmerde tes amis les dérangés, j'emmerde la drogue et le sexe sans sentiment. Il n'y a rien de bien dans tout ce que vous faites. Je vous souhaite tout le malheur du monde, que vous finissiez sans rien, en dessous d'un pont, avec de la drogue et des putes à proximité, ce que vous avez toujours aimé. Vous pouvez aller crever.